#RDVAncestral – Messages d’un autre temps, épisode 2

Le #RDVAncestral est un projet d’écriture, ouvert à tous, qui mêle littérature et généalogie et qui permet de partir à la rencontre de ses ancêtres. Pour 2020, j’ai choisi de vous raconter une histoire sur douze épisodes, qui va m’amener à voyager dans des lieux et époques différentes et ceci dans un seul but : comprendre la signification de ces messages d’un autre temps.

Dans le premier épisode, après avoir reçu un étrange paquet contenant un morceau de tuile et un message, je fus transporté en 1737 dans la demeure de Marie HACARDIO, une ancêtre que j’avais rencontrée lors de mon premier RDV Ancestral. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque mon hôte me confia un second paquet, qu’un inconnu lui avait déposé plus tôt, contenant un morceau de tuile et un message dont l’écriture me rappelait étrangement quelqu’un…

***

A peine ai-je reconnu l’écriture du message du morceau de papier que je me sens projeté comme en dehors de moi. Cette sensation, que je connais pour avoir réalisé plusieurs #RDVAncestral, est pourtant beaucoup plus intense et déroutante. Rapidement, je perds connaissance.

Au bout de quelques secondes ou de quelques minutes, je retrouve mes esprits.

Couché à terre, je me trouve étonnement bien installé dans la litière d’une jeune forêt de hêtres et de charmes. Le soleil, encore bas, me laisse penser que ce sont les premières heures d’un jour célébré comme il se doit par le concert des oiseaux des bois. A côté de moi, j’aperçois des pierres qui semblent être les ruines d’un mur ou d’une vieille maison. Je profite un peu de cet instant de répit avant de me relever.

Je remarque très étonné que je porte une besace en bandoulière, dans laquelle je retrouve les messages et morceaux de tuile que j’avais obtenus chez moi et de la part de Marie HACARDIO. Je ne sais pourtant pas par quel prodige j’ai pu récupérer ce sac car je ne me souviens aucunement de l’avoir reçu de quiconque.

Bon. Quoi qu’il en soit, je suis en plein milieu d’une forêt et surtout dans un temps que je ne connais pas. J’essaie alors de trouver le moindre indice qui me permettra de trouver mon chemin. Si je suis arrivé ici, c’est qu’il y a bien une raison.

Puis, j’entends des sons que j’identifie comme des coups de haches. Des bucherons dans cette forêt ? Sans attendre, je me mets en route dans leur direction.

Le chemin n’est pas aisé, d’autant que cette jeune forêt est bien embroussaillée. Après une quinzaine de minutes de marche dans les ronces, j’aperçois au milieu d’une grande clairière une dizaine d’hommes, armés de haches et autres outils de bucheronnage. L’un d’eux me voit et m’interpelle :

« – Eh bonjour l’ami ! Vous semblez perdu dans ce bois !
– Bonjour! Oui, je me suis égaré et je ne sais même plus où je suis. Savez-vous quel est le village le plus proche ?
– Il est ici ! « 

Je suis étonné par la réponse de ce jeune homme et je me dis qu’il est plutôt en train de se moquer de moi au lieu de m’aider.

 » – Un village ? En plein milieu d’une forêt ?
– Oui, nous défrichons ces terres qui ont été abandonnées il y a plusieurs décennies. Nous avons pour tâche de rouvrir la forêt et de reconstruire les maisons qui ont disparu. Voyez-vous ces ruines situées au milieu des ronces ?
– Effectivement ! Je croyais pendant un instant que vous plaisantiez.
– Et comment se nomme ce village ?
– Les anciens l’appellent Weinsberg, plus loin, dans la direction d’où vous veniez, il y a un autre village abandonné que nous devons rebâtir, c’est le village de Schellen. »

Je comprends maintenant. Je dois me situer dans les années 1680, lorsque les Seigneurs de Luttange avaient décidé de reconstruire les villages de Schell et Vinsberg, ruinés après la Guerre de Trente Ans. Il ne fait d’ailleurs aucun doute que je n’avais pas changé de lieu et que je m’étais réveillé à l’emplacement même où Marie HACARDIO m’avait donné le dernier paquet. Le bucheron qui m’avait accueilli reprend alors la parole :

 » – Excusez-moi, mais je ne me suis pas présenté. Je m’appelle Jacques DEFLORENNE. Je suis originaire de Momignies, situé à plusieurs semaines de route d’ici. Avec d’autres hommes de mon village, nous avons choisi de partir de nos terres pour nous installer ici. Nos femmes et enfants arriveront bientôt. Je suis encore célibataire, mais j’espère me marier et fonder une famille.  »

Jacques DEFLORENNE ? Mon Jacques DEFLORENNE ? Mon sosa 804 ? Quelle belle coïncidence. Je suis heureux d’apprendre que ce jeune homme si aimable est mon aïeul.

 » – Vous semblez être celui que nous attendions ce matin
– Comment ?
Votre ami est passé hier soir et nous a laissé un paquet à vous remettre. Il nous a dit également que vous ne devez pas vous inquiéter pour lui et qu’il vous reverra très bientôt.
– Mon ami ?
– Oui, il n’a pas donné son nom, mais nous a dit qu’un certain Sébastien viendrait ce matin depuis les ruines de Schellen. C’est bien vous ?
– Oui c’est cela. »

Jacques vient alors m’apporter un paquet qu’il avait entreposé dans une charrette. Il ne fait aucun doute que son expéditeur est le même que les deux autres déjà reçus. Sans surprise, j’y découvre un morceau de tuile et un message écrit à la main sur un morceau de papier et sur lequel il est écrit :

Prenez le chemin à l’est vers Luttange. Je vous attends au village, devant l’entrée de l’Eglise. N’ayez crainte Sébastien, je serai très heureux de vous revoir.

Qui est donc le destinaire de ces messages ? Que me veut-il et pourquoi me mène-il à travers les âges ? Pourquoi ces morceaux de tuile ? Sans plus tarder, après avoir salué Jacques et ses amis, je me mets en route vers le village de Luttange, afin de résoudre tous ces mystères…

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