Marques ordinaires

Registre de la paroisse d’Elsange, le 23 novembre 1756, Jean Théodore Jolivalt, curé d’Elsange écrit :

« En foi dequoi tous ont signé avec Nous, exceptés le Père de l’époux et l’épouse, lesquels aïant déclaré ne savoir ecrire de ce enquoi ont fait leurs marques ordinaires« .

En entamant mes recherches généalogiques, je m’imaginais de temps à autres pouvoir trouver quelques ancêtres illustres ou du moins quelques personnalités importantes. Ni prince ou chevalier, mais des laboureurs, des manœuvres, des tisserands, des charrons… Et alors, suis-je déçu? Pour le moins du monde. Ces laboureurs et manœuvres étaient avant tout des hommes et des femmes, dont la vie était rythmé par le travail, les moments religieux, les fêtes, les mariages, les décès, les maladies, les achats, les emprunts, les saisons…

Ce sont tous ces moments que j’essaye aujourd’hui de comprendre au travers des traces et des documents qui ont traversé l’histoire. Alors, quelle émotion de pouvoir retrouver dans un acte notarié ou un registre paroissial, la signature de l’une de ces personnes, fusse t’elle une simple « marque ordinaire ».

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