Isidore MEYER, tailleur sur cristal

Pour ce mois de mai 2020, Sophie Boudarel de la Gazette des Ancêtres nous propose un généathème sur les métiers d’art. Mes ancêtres sont majoritairement des laboureurs ou manœuvres et je me suis dit que je passerai mon tour cette fois-ci… Pourtant, mon arrière-arrière-grand-père et son père ont occupé un métier d’art et non des moindres : celui de tailleur sur cristal. Comme vous le verrez, cet article est également l’occasion de me rappeler une épine généalogique que je dois encore résoudre ! Merci qui ? Merci Sophie !

Isidore MEYER : une épine généalogique à résoudre…

Isidore est né le 18 mars 1872 dans la commune de Montbronn, en Moselle. A sa naissance, il porte le patronyme de sa mère, Anne-Marie GREBIL, 26 ans, qui était célibataire (AD57 – 9NUM/8E481). Ce n’est que huit ans plus tard que sa mère se marie avec Henri MEYER, natif de Montbronn. Celui-ci est âgé de 41 ans et il est tailleur sur cristal. Lors du mariage, Henri reconnaît ainsi Isidore comme son fils qui prend alors le patronyme de son père.

Cependant, un arbre sur Généanet signale que le véritable père d’Isidore n’est pas Henri MEYER, mais un certain Isidore STEBE ce qui expliquerait le prénom donné par Anne-Marie GREBIL à son fils. (Arbre en ligne de Romain Marchand, https://gw.geneanet.org/romain7477?n=meyer+mayer&oc=&p=isidore).

Voilà une énigme à résoudre, d’autant que je n’ai pas retrouvé les sources qui corroboreraient ces informations. Du travail en perspective et des heures à passer aux archives départementales de la Moselle.

Quoi qu’il en soit, Isidore devient tailleur sur cristal. Il se mariera ensuite avec Catherine STEINER le 17 février 1896 à Montbronn (Registres d’état civil – Commune de Montbronn – Mariage – Isidore MEYER et Catherine STEINER – 17/02/1895 (Acte N°4, Année 1895). Il aura neuf enfants dont Madeleine, la maman de ma grand-mère paternelle. Isidore décède à Montbronn le 6 juin 1917 à l’âge de 45 ans (AD57 – 9NUM/8E481).

Les cristalleries et verreries dans le pays de Bitche

Les cristalleries et verreries sont apparues dans le pays de Bitche au 16me siècle, et notamment à Münzthal. La région présente en effet un grand intérêt : elle possède tous les ingrédients pour créer un cristal de qualité : des forêts pour chauffer et du sable comme matière première. Dès lors, de nombreuses familles quittent leurs fermes pour y travailler. La guerre de Trente Ans provoque néanmoins sont arrêt et ce n’est qu’au 18ème siècle que la verrerie reprend du service pour prendre le nom de Verrerie Royale de Saint-Louis. D’autres manufactures se développent dans d’autres villages de la région.

Carte de la région de Montbronn durant l’annexion (carte de l’Empire allemand) – Source : https://mapire.eu/

A l’époque d’Isidore MEYER (pendant l’annexion allemande), il n’existe a priori pas de verrerie à Montbronn. Sans doute allait-il à Münzthal (aujourd’hui Saint-Louis-lès-Bitche) ?

Le métier de tailleur sur cristal

Le métier de tailleur sur cristal faisait partie des différents métiers de la verrerie. Dans la manufacture, le tailleur sur cristal se situait à la suite des souffleurs de verre. Lorsque les pièces sortaient du four, et après les avoir poli une première fois, il réalisait les décors en utilisant des meules diamantées. Une fois la taille définitive effectuée, il réalisait un second polissage qui devait donner tout son éclat au cristal ou au verre. C’est là un travail qui demande une grande minutie et un savoir-faire irréprochable!

Tailleur sur cristal (Cristallerie de Boussu, Belgique) – Photo libre de droit Jean-Pol GRANDMONT

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